Réunion d’information à Munich avec Claudine Lepage

Ce soir, réunion de fin de campagne à Munich avec une ancienne munichoise, la Sénatrice et Présidente de notre comité de soutien Claudine Lepage, a fourni l’occasion aux candidats de préciser le rôle que joueront les Conseillers consulaires, et la manière dont ils ont l’intention de le jouer. Surtout, ils ont souligné l’importance d’aller voter ce dimanche !

Cette réunion clôture ainsi notre campagne pour ces élections consulaires. Rendez-vous dimanche soir pour les résultats!

Réunion d’information à Nuremberg

Philippe Moreau, Catherine Rioux et Marie-Laure Le Boudec étaient à Nuremberg lundi 19 mai pour une rencontre publique dans le cadre convivial de la Literaturhaus de Nuremberg et en compagnie du Sénateur Richard Yung. Le Consul honoraire de France à Nuremberg, M. Matthias Everding, nous a fait l’honneur de venir saluer les candidats en début de soirée. L’occasion d’intéressants échanges sur le soutien à apporter aux PME françaises désireuses de s’implanter dans cette région particulièrement dynamique de l’Allemagne.

Réunions d’information à Stuttgart et Fribourg

Philippe, Catherine, Myriam et Nicole étaient présents à Stuttgart lundi 12 mai en compagnie de notre député Pierre-Yves Le Borgn’ pour une réunion d’information pour présenter le rôle des nouveaux conseillers consulaires ainsi que les engagements de notre liste de gauche Français de l’Allemagne du Sud, Citoyens et Solidaires

 

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Le lendemain, mardi 13 mai, Mathieu, Myriam et Jean-Claude organisaient une réunion d’information à Fribourg en Brisgau au Centre Culturel Français.  Ce fut également une très bonne réunion d’information : deux heures de débats soutenus sur différents thèmes chers à nos compatriotes dans une atmosphère plus que cordiale. Mathieu et Myriam ont pu montrer que même si nous sommes les plus jeunes de la liste, nous avons une connaissance approfondie des dossiers et problèmes concernant les Français du Bade-Wurtemberg et de Bavière de part notre engagement associatif et politique.

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Sous les gouvernements de droite de 2002 à 2012 : 10 ans de repli du réseau consulaire

La politique de la droite en France pendant dix années a privé progressivement certains territoires en Allemagne de nombreuses activités consulaires (démarches, emploi, aidesociale), par désintérêt politique et choix budgétaires absurdes. « L’Absurdistan » il est à  Hambourg, à Düsseldorf, à Stuttgart, à Sarrebruck, donc dans des régions où vivent des milliers, voire des dizaines de milliers de compatriotes.

 

La politique de la droite pour les Français d’Allemagne, on la paie aujourd’hui. La réduction des moyens financiers et humains est irréparable, notamment dans notre circonscription à Stuttgart, avec la mutation du consulat général de plein exercice en consulat « à gestion simplifiée », puis à Munich, avec la fermeture fracassante du comité consulaire pour l’emploi.

 

Ces mesures privent le service public consulaire de sa cohérence première et exposent donc nos compatriotes du Bade-Würtemberg à des démarches plus difficiles et surtout plus coûteuses à Munich..

 

Les agences consulaires honoraires peuvent théoriquement et en partie vous aider, mais cela est principalement une question de définition et de choix de l’ambassadeur entre influence politique et service public.

 

Depuis le décret du 28 juin 2009, la délivrance des passeports biométriques obéit à la logique du tout sécuritaire et, malgré certains assouplissements, reste le principal souci encore que le passeport soit désormais valide 10 ans pour les adultes. Bien entendu la télé-administration a progressé également et soulage beaucoup de démarches régulières (inscriptions, mises à jour, obtention d’actes d’état civil,…).

 

Les tournées consulaires, quant à elles, reposent sur des choix politiques de l’ambassade tandis que le ministère des Affaires étrangères les encourage vivement… La valise biométrique itinera fonctionne mal et est peu utilisée par les consulats… Seule une concertation avec les différents interlocuteurs et avec nos parlementaires permet un dimensionnement utile de ces dispositifs, dans le cadre des contraintes budgétaires que nous connaissons, il est donc absurde d’ignorer ces aspects pour promettre gratuitement.

 

Il faut savoir aussi que les administrations consulaires travaillent avec dévouement et mérite vu le sort budgétaire qui leur est parfois fait au quai d’Orsay… À partir de 2013, des rendez-vous ont donc été institués pour les tournées, ce qui a permis à l’administration de cibler… ou de réduire ses déplacements en fonction de la demande.

 

Conseillers consulaires de gauche, nous travaillerons à notre place, dans le dialogue et dans le respect, pas dans les annonces promotionnelles passagères.

Expatriation et citoyenneté

Au 31 décembre 2013, 1 642 953 citoyens Français étaient inscrits au registre mondial des Français établis hors de France, 2 % deplus que l’année précédente. Au cours des 10 dernières années, la communauté française à l´Étranger a progressé en moyenne de 3% par an.

 

De nombreuses raisons peuvent conduire à s´expatrier. Pour les Français, fort heureusement, ce ne sont pas des raisons politiques, la nécessité de fuir un pays en guerre, ou un régime dictatorial, en dépit de cas extrêmement isolés, mais hautement médiatisés, de célébrités fuyant un prétendu « matraquage fiscal ». Non, ce qui pousse à partir ailleurs, ce sont le goût de l’aventure, les études, des raisons de coeur, des motifs professionnels, tous ces facteurs se conjuguant parfois au fil du temps : le jeune parti à la faveur d’une bourse d´études type Erasmus trouvant dans son pays d’accueil un emploi, puis l’âme soeur, et décidant de faire de ce séjour initialement prévu pour une durée limitée une expatriation prolongée.

 

Les Français expatriés s’intègrent généralement bien dans leur pays d’accueil, ceci d´autant plus quand ils y fondent une famille. Intégration ne signifie cependant pas assimilation, et tout en se coulant dans d´autres modes de vie, les expatriés n´en rompent pas pour autant avec leurs racines et ne renoncent pas à leur citoyenneté française et à tout ce qui lui est rattaché. On ne gomme pas si facilement tout ce qui a imprégné nos premières années.

 

Dans leur immense majorité, donc, les Français de l´Étranger veulent rester des citoyens à part entière, et ils veulent que la France continue de les considérer comme tels, dans le respect des valeurs fondatrices de la République, la Liberté, l´Égalité et la Fraternité.  Ils ne revendiquent bien entendu pas un traitement de faveur par rapport à leurs compatriotes de métropole, mais veulent simplement  que l´État français continue de leur assurer les moyens leur permettant d´exercer pleinement leur citoyenneté. Cela passe par le maintien d´un réseau consulaire suffisamment développé et doté de moyens matériels et humains suffisants pour assurer efficacement sa mission au service des communautés françaises de l´Étranger. Les Français veulent garder le lien avec la culture française et la transmettre à leurs enfants, surtout lorsqu’ils sont binationaux. Cela implique le maintien de cet extraordinaire réseau des Écoles françaises à l’Étranger, l´assurance que ce réseau demeure accessible à tous, de manière à garantir cette mixité sociale qui a fait la grandeur de l´École de la République.

 

Les Français de l´Étranger sont parfaitement conscients des difficultés économiques que traverse notre pays. Ils comprennent que des efforts doivent être accomplis par tous pour surmonter ces difficultés, et ils sont prêts à en assumer leur juste part. Mais ils veulent que ces efforts soient également répartis, et ne comprendraient pas que, victimes de l´image de privilégiés nantis souvent véhiculée à leur sujet, leur soit présentée une facture plus salée qu’aux autres.

 

Lors de sa récente visite au Mexique, le Président Hollande, s´adressant à la communauté française de Mexico, a déclaré : « La France sera toujours à vos côtés. Elle n’abandonne personne, aucun de ses ressortissants ».  Où qu´ils se trouvent dans le Monde, les Citoyens Français n’attendent pas autre chose.

Le 4 mai à Dachau…

Philippe, notre tête de liste, était le 4 mai à Dachau avec l’ADFM, pour déposer une gerbe à l’occasion de la commémoration du 69ème anniversaire de la libération du camp. Il est important de se souvenir, alors que les derniers survivants disparaissent, que l’extrême droite relève la tête partout en Europe, et que des bruits de bottes que l’on espérait éteints à jamais résonnent à nouveau à l’est de notre continent. Souvenons-nous que Dachau, ouvert dès mars 1933, accueillit d’abord les opposants allemands au régime nazi, et fut le premier terrain d’exercice pratique pour les bourreaux des futurs camps d’extermination. Un message à méditer, à la lumière notamment des premières mesures prises dans les municipalités françaises conquises en mars par le Front National (par exemple, à Hénin-Beaumont, suppression de la subvention à la section locale de la Ligue des Droits de l’Homme, aimablement qualifiée de « bande de cloportes » …). N’oublions jamais, restons vigilants et montrons notre refus de voir l´histoire connaître un funeste recommencement, par exemple, en allant samedi prochain 10 mai Odeonsplatz à Munich (à partir de 13 heures) exprimer notre opposition à l’extrême droite qui, au même moment, manifestera Wittelsbacher sous la bannière « Besorgte Bürger » … car « IL EST ENCORE FÉCOND, LE VENTRE D’OÙ A SURGI LA BÊTE IMMONDE » (Bertold Brecht).

Les Candidats de la liste

Notre liste rassemble 14 candidats, 7 femmes et 7 hommes, du Bade-Wurtemberg et de Bavière, de divers horizons socioprofessionnels et de différentes classes d’âge. Certains sont militants politiques, d’autres non, certains sont militants associatifs, syndicalistes ou issus de la société civile. Tous ont en commun leur attachement aux valeurs de gauche et veulent se battre pour que la France continue de les considérer comme des citoyens à part entière, et fasse preuve à leur égard de cette solidarité due à tous nos compatriotes, où qu’ils se trouvent. Cliquez sur le nom d’un candidat pour accéder à son portrait.

 

1) Philippe MOREAU, Administrateur à l’Office Européen des Brevets, Munich

2) Catherine RIOUX, Indépendante, Kleinostheim

3) Mathieu GÉRARD, Enseignant, Offenbourg

4) Myriam EL BETTAH, Ingénieure, Munich

5) Michael FAUGEROUX, Enseignant, Munich

6) Isabelle PRADIER, Enseignante, Mannheim

7) Roland SOLATGÈS, Retraité, Kahl am Main

8) Nicole HEIDELBERGER, Psychologue, Stuttgart

9) Jean Claude FUGERAY, Personnel civil de la défense, Müllheim

10) Annick BAUER, Secrétaire d’intendance, Munich

11) Gilles CHÊNE, Chef d’entreprise/Ingénieur, Munich

12) Hélène DURAND-VOLLMER, Enseignante, Taufkirchen

13) Michel CHAUSSEMY, Directeur d’école à la retraite, Fribourg en Brisgau

14) Marie-Laure LE BOUDEC, Traductrice/Assistante de projet, Erlangen

Être de gauche, par Philippe Moreau

Que signifie être de gauche? Notre tête de liste, Philippe Moreau, nous donne ici sa vision :

« Être de gauche, pour moi, cela signifie à la fois une adhésion et un rejet.

L’adhésion, c’est l’adhésion aux valeurs qui, depuis la Renaissance, mais surtout depuis le XVIII° siècle, ont servi de phare à toutes celles et tous ceux qui ont refusé que l’humanité reste emprisonnée dans un destin pré-établi, immuable, où chaque individu devrait se résigner à rester à la place dans la société qui lui aurait été assignée par une hypothétique puissance suprême.  Ces valeurs, ce sont les valeurs des Lumières, en premier lieu, la Liberté, la Tolérance, l’Egalité et la Justice. La Liberté, c’est celle pour tout un chacun de construire sa vie comme il l’entend, et de l’orienter dans le sens qui correspond le mieux à ses aspirations. Cette liberté individuelle ne doit pas connaître d’autres limites que celles imposées par le respect de la liberté des autres. La Tolérance, c’est précisément le respect par chacun de la liberté des autres de mener eux aussi et d’orienter leur vie comme ils l’entendent, selon leurs propres valeurs et leurs propres croyances.  La Justice, signifie que  chaque être humain doit être en situation, et ce dès sa naissance, de pouvoir exercer sa liberté, de mener sa vie comme il l’entend, et de pouvoir accéder au bonheur, quelle que soit la forme que, pour lui ou elle, revêt ce bonheur.

 Mon adhésion à toutes ces valeurs, rapidement esquissées, a pour corollaire mon rejet de tout ce qui est leur parfaite antithèse, et que je qualifierais du terme générique d' »obscurantisme ».  J’entends par-là la croyance que le monde serait guidé par une puissance supérieure, qui en aurait tracé le cours une fois pour toutes, sans que rien ne puisse y changer. Je rejette cette vision d’un monde dans laquelle le destin de chacun et chacune, et donc sa place dans la société, aurait été prédeterminé, et qu’il serait vain qu’il ou elle, ou quiconque, tente d’y changer quelque chose. La Droite, depuis toujours, s’est opposée à toutes les actions engagées pour faire bouger l’ordre établi, présumé immuable et intangible, de Copernic et Galilée au « Mariage pour tous », en passant par l’abolition du servage, de l’esclavage, le droit de vote universel et la lutte contre la colonisation.

Et c’est parce que je me reconnais dans ces valeurs, qui ont depuis toujours servi de fil rouge à celles et ceux qui, depuis toujours, ont lutté pour la Liberté, la Tolérance, l’Egalité et la Justice, je m’affirme comme eux résolument DE GAUCHE. »

Réunion d’information à Munich avec Jean-Yves Leconte

Nous avons organisé une réunion d’information le lundi 7 avril dernier à Munich en compagnie de notre Sénateur représentant les Français de l’étranger, Jean-Yves Leconte, ainsi que tous les candidats Munichois de notre liste, Philippe Moreau, Myriam El Bettah, Michaël Faugeroux, Annick Bauer, Gilles Chêne, Hélène Durand-Vollmer, et notre conseillère AFE Catherine Rioux. Un trentaine de personnes ont fait le déplacement pour cette rencontre. Après une présentation de la réforme de l’AFE par le Sénateur Jean-Yves Leconte qui était le Rapporteur de cette nouvelle loi de représentation au Sénat, le Sénateur et les candidats ont répondu aux questions des personnes présentes sur ce scrutin et les problèmes que rencontrent les Français d’Allemagne, notamment le rôle de l’Assemblée des Français de l’étranger, les problèmes de fiscalité et de simplification de l’état civil.