Archives de catégorie : Nos valeurs – nos engagements

Elections sénatoriales : J-7!

Dans une semaine très exactement, je serai à Paris pour, en tant que « Grand électeur », voter lors des sénatoriales.

Sans aucune hésitation, je voterai pour la liste « Gauche unie pour les Français du Monde », menée par Claudine LEPAGE, Richard YUNG et Kalliopi ANGO-ELLA.

Je voterai pour cette liste, en premier lieu, bien sûr, parce que c’est la liste présentée par « mon » parti, le Parti socialiste, au sein duquel, je n’en n’ai jamais fait mystère, je milite depuis près de 20 ans, mais aussi parce qu’elle est ouverte à une autre composante importante de la Gauche, EELV, représentée par Kalliopi ANGO-ELLA. Je regrette profondément qu’ EELV, pour des raisons que j’ai du mal à comprendre, mais que je soupçonne être en partie liées à des considérations de pure stratégie politico-politiciennes, ait refusé de donner son soutien à cette liste, sur laquelle figure l’une des leurs, en bonne position, et ait préféré constituer sa propre liste, jouant ainsi le jeu de la division de la Gauche, jeu qui, l’histoire nous l’a appris, conduit immanquablement à l’échec !

Mais au-delà de ces considérations « politiques », plus importante pour moi est la qualité des candidats sur la liste. Les trois têtes de liste, Claudine LEPAGE, Richard YUNG et Kalliopi ANGO-ELLA, ont un bilan tout à fait remarquable comme sénatrices et sénateur. Ils ont, au cours de leur premier mandat, continué le combat qu’ils avaient auparavant mené toute leur vie en tant que militants associatifs, sur le terrain, au service de la Citoyenneté et de la Solidarité, conformément aux idéaux de Gauche.  Les autres candidats sur leur liste sont tous eux aussi des militants de terrain, défendant sans relâche ces mêmes idéaux.

Je n’ai absolument aucun doute que Claudine, Richard et Kalliopi, si, comme je le souhaite, ils sont réélus, poursuivront ce même combat en tant que représentants au Sénatdes Français du Monde.

 

Pour toutes ces raisons, dimanche prochain, sans aucune hésitation, je voterai pour la liste « Gauche unie pour les Français du Monde ».

Philippe Moreau

Sous les gouvernements de droite de 2002 à 2012 : 10 ans de repli du réseau consulaire

La politique de la droite en France pendant dix années a privé progressivement certains territoires en Allemagne de nombreuses activités consulaires (démarches, emploi, aidesociale), par désintérêt politique et choix budgétaires absurdes. « L’Absurdistan » il est à  Hambourg, à Düsseldorf, à Stuttgart, à Sarrebruck, donc dans des régions où vivent des milliers, voire des dizaines de milliers de compatriotes.

 

La politique de la droite pour les Français d’Allemagne, on la paie aujourd’hui. La réduction des moyens financiers et humains est irréparable, notamment dans notre circonscription à Stuttgart, avec la mutation du consulat général de plein exercice en consulat « à gestion simplifiée », puis à Munich, avec la fermeture fracassante du comité consulaire pour l’emploi.

 

Ces mesures privent le service public consulaire de sa cohérence première et exposent donc nos compatriotes du Bade-Würtemberg à des démarches plus difficiles et surtout plus coûteuses à Munich..

 

Les agences consulaires honoraires peuvent théoriquement et en partie vous aider, mais cela est principalement une question de définition et de choix de l’ambassadeur entre influence politique et service public.

 

Depuis le décret du 28 juin 2009, la délivrance des passeports biométriques obéit à la logique du tout sécuritaire et, malgré certains assouplissements, reste le principal souci encore que le passeport soit désormais valide 10 ans pour les adultes. Bien entendu la télé-administration a progressé également et soulage beaucoup de démarches régulières (inscriptions, mises à jour, obtention d’actes d’état civil,…).

 

Les tournées consulaires, quant à elles, reposent sur des choix politiques de l’ambassade tandis que le ministère des Affaires étrangères les encourage vivement… La valise biométrique itinera fonctionne mal et est peu utilisée par les consulats… Seule une concertation avec les différents interlocuteurs et avec nos parlementaires permet un dimensionnement utile de ces dispositifs, dans le cadre des contraintes budgétaires que nous connaissons, il est donc absurde d’ignorer ces aspects pour promettre gratuitement.

 

Il faut savoir aussi que les administrations consulaires travaillent avec dévouement et mérite vu le sort budgétaire qui leur est parfois fait au quai d’Orsay… À partir de 2013, des rendez-vous ont donc été institués pour les tournées, ce qui a permis à l’administration de cibler… ou de réduire ses déplacements en fonction de la demande.

 

Conseillers consulaires de gauche, nous travaillerons à notre place, dans le dialogue et dans le respect, pas dans les annonces promotionnelles passagères.

Expatriation et citoyenneté

Au 31 décembre 2013, 1 642 953 citoyens Français étaient inscrits au registre mondial des Français établis hors de France, 2 % deplus que l’année précédente. Au cours des 10 dernières années, la communauté française à l´Étranger a progressé en moyenne de 3% par an.

 

De nombreuses raisons peuvent conduire à s´expatrier. Pour les Français, fort heureusement, ce ne sont pas des raisons politiques, la nécessité de fuir un pays en guerre, ou un régime dictatorial, en dépit de cas extrêmement isolés, mais hautement médiatisés, de célébrités fuyant un prétendu « matraquage fiscal ». Non, ce qui pousse à partir ailleurs, ce sont le goût de l’aventure, les études, des raisons de coeur, des motifs professionnels, tous ces facteurs se conjuguant parfois au fil du temps : le jeune parti à la faveur d’une bourse d´études type Erasmus trouvant dans son pays d’accueil un emploi, puis l’âme soeur, et décidant de faire de ce séjour initialement prévu pour une durée limitée une expatriation prolongée.

 

Les Français expatriés s’intègrent généralement bien dans leur pays d’accueil, ceci d´autant plus quand ils y fondent une famille. Intégration ne signifie cependant pas assimilation, et tout en se coulant dans d´autres modes de vie, les expatriés n´en rompent pas pour autant avec leurs racines et ne renoncent pas à leur citoyenneté française et à tout ce qui lui est rattaché. On ne gomme pas si facilement tout ce qui a imprégné nos premières années.

 

Dans leur immense majorité, donc, les Français de l´Étranger veulent rester des citoyens à part entière, et ils veulent que la France continue de les considérer comme tels, dans le respect des valeurs fondatrices de la République, la Liberté, l´Égalité et la Fraternité.  Ils ne revendiquent bien entendu pas un traitement de faveur par rapport à leurs compatriotes de métropole, mais veulent simplement  que l´État français continue de leur assurer les moyens leur permettant d´exercer pleinement leur citoyenneté. Cela passe par le maintien d´un réseau consulaire suffisamment développé et doté de moyens matériels et humains suffisants pour assurer efficacement sa mission au service des communautés françaises de l´Étranger. Les Français veulent garder le lien avec la culture française et la transmettre à leurs enfants, surtout lorsqu’ils sont binationaux. Cela implique le maintien de cet extraordinaire réseau des Écoles françaises à l’Étranger, l´assurance que ce réseau demeure accessible à tous, de manière à garantir cette mixité sociale qui a fait la grandeur de l´École de la République.

 

Les Français de l´Étranger sont parfaitement conscients des difficultés économiques que traverse notre pays. Ils comprennent que des efforts doivent être accomplis par tous pour surmonter ces difficultés, et ils sont prêts à en assumer leur juste part. Mais ils veulent que ces efforts soient également répartis, et ne comprendraient pas que, victimes de l´image de privilégiés nantis souvent véhiculée à leur sujet, leur soit présentée une facture plus salée qu’aux autres.

 

Lors de sa récente visite au Mexique, le Président Hollande, s´adressant à la communauté française de Mexico, a déclaré : « La France sera toujours à vos côtés. Elle n’abandonne personne, aucun de ses ressortissants ».  Où qu´ils se trouvent dans le Monde, les Citoyens Français n’attendent pas autre chose.

Être de gauche, par Philippe Moreau

Que signifie être de gauche? Notre tête de liste, Philippe Moreau, nous donne ici sa vision :

« Être de gauche, pour moi, cela signifie à la fois une adhésion et un rejet.

L’adhésion, c’est l’adhésion aux valeurs qui, depuis la Renaissance, mais surtout depuis le XVIII° siècle, ont servi de phare à toutes celles et tous ceux qui ont refusé que l’humanité reste emprisonnée dans un destin pré-établi, immuable, où chaque individu devrait se résigner à rester à la place dans la société qui lui aurait été assignée par une hypothétique puissance suprême.  Ces valeurs, ce sont les valeurs des Lumières, en premier lieu, la Liberté, la Tolérance, l’Egalité et la Justice. La Liberté, c’est celle pour tout un chacun de construire sa vie comme il l’entend, et de l’orienter dans le sens qui correspond le mieux à ses aspirations. Cette liberté individuelle ne doit pas connaître d’autres limites que celles imposées par le respect de la liberté des autres. La Tolérance, c’est précisément le respect par chacun de la liberté des autres de mener eux aussi et d’orienter leur vie comme ils l’entendent, selon leurs propres valeurs et leurs propres croyances.  La Justice, signifie que  chaque être humain doit être en situation, et ce dès sa naissance, de pouvoir exercer sa liberté, de mener sa vie comme il l’entend, et de pouvoir accéder au bonheur, quelle que soit la forme que, pour lui ou elle, revêt ce bonheur.

 Mon adhésion à toutes ces valeurs, rapidement esquissées, a pour corollaire mon rejet de tout ce qui est leur parfaite antithèse, et que je qualifierais du terme générique d' »obscurantisme ».  J’entends par-là la croyance que le monde serait guidé par une puissance supérieure, qui en aurait tracé le cours une fois pour toutes, sans que rien ne puisse y changer. Je rejette cette vision d’un monde dans laquelle le destin de chacun et chacune, et donc sa place dans la société, aurait été prédeterminé, et qu’il serait vain qu’il ou elle, ou quiconque, tente d’y changer quelque chose. La Droite, depuis toujours, s’est opposée à toutes les actions engagées pour faire bouger l’ordre établi, présumé immuable et intangible, de Copernic et Galilée au « Mariage pour tous », en passant par l’abolition du servage, de l’esclavage, le droit de vote universel et la lutte contre la colonisation.

Et c’est parce que je me reconnais dans ces valeurs, qui ont depuis toujours servi de fil rouge à celles et ceux qui, depuis toujours, ont lutté pour la Liberté, la Tolérance, l’Egalité et la Justice, je m’affirme comme eux résolument DE GAUCHE. »